06/10/2013
La maison du sommeil - Jonathan Coe
Quand le sommeil s'en-mèle
Ashdown, perchée sur une falaise, une résidence étudiante réunit en son sein cinq étudiants qui vont se révéler être pour certains des êtres singuliers. Une dizaine d'années plus tard, Ashdown est devenue une clinique privée traitant des troubles du sommeil.
Le sommeil. Au passé, au présent, est un des fils conducteurs à l'histoire de chacun. Qu'il soit consommé, consumé, voulu ou fuit il est là, à la source de bien des choses.
La maison du sommeil est mon troisième Jonathan Coe. Autant le dire tout de suite, il a eu du mal à me séduire celui-ci. Non que je m'y sois ennuyée ferme mais dans ce que je lisais je ne trouvais simplement rien à quoi accrocher mon intérêt. Et puis, petit à petit, la "special touch" Coe a opérée. Tout est parti d'une interrogation, de l'envie soudaine de savoir jusqu'où ça allait pour l'un, jusqu'où c'était déjà allé pour l'autre, jusqu'où ça irait encore pour lui, elle, eux.
Deviner des choses et vouloir savoir si mon intuition se confirme, voilà ce qui fait que j'accroche à un roman. Peu importe que je n'ai pas une surprise totale au bout. Ce qui compte est là, que je me pose des questions et que je veuille des réponses, sinon toutes les réponses. Et puis, évidemment, qu'un ou deux personnages suscitent des émotions, ça, ça ne peut pas faire de mal.
Y a rien d'autre à dire de plus non?
Si... Sarah, Teddy, Robert, Gregory, Veronica/Ronnie, dans leurs quêtes passées et présentes, dans leurs d(s)emi-sommeils, sommeils ou éveils nous disent tous quelque chose d'eux et des autres, de leurs amours, de ce qui les animent et que sais-je encore.
La construction du récit entre présent, passé (récurrente chez Coe), basée sur les "troubles du sommeil" et la relation entre ces 5 personnages fait savamment progresser la trame du roman. Tout prend place, tout s'imbrique, rien n'est anodin.
La fin pourra paraître facile, absurde, saugrenue, invraisemblable... elle ouvre encore, toujours des possibles.
Coe dans ce roman ne manque pas d'égratigner encore un peu la société. Il nous parle aussi critique cinéma et il critique un peu (beaucoup) les psy mais il parle surtout et toujours aussi bien des relations humaines.
Voilà comment je suis passée de "quand est-ce que ça décolle?" à "ça y est, on y est et c'est bon!"
Prochain titre de Coe : La femme de hasard emportée dans mes bagages de cure... dommage qu'elle ne soit de sommeil.
16:41 Publié dans Bang | Tags : la maison du sommeil, jonathan coe, narcolepsie, cataplexie, somniloquie, insomnie, ça en fait des ie..., aucun remède | Lien permanent | Commentaires (8)
Commentaires
Écrit par : DoloresH | 06/10/2013
Bonne chance avec le suivant.
Écrit par : Soundandfury | 06/10/2013
@Sound : c'est plus que la fin qui a rattrapé le reste voyons. Celui-ci est ton préféré parce que tu n'as pas lu LPAQET!!! (je ne veux pas trop me mouiller mais je pense qu'une partie de l'histoire sinon toute l'histoire te plaira... enfin je l'espère).
Si La femme de hasard est dans ma PAL c'est grâce à toi. Ta chronique m'a tellement donné envie de le lire...
Écrit par : C'era una volta | 06/10/2013
Écrit par : Alex-Mot-à-Mots | 07/10/2013
Écrit par : stephanie plaisir de lire | 07/10/2013
@Stéph. : teste et approuve (surtout!). Un 'tit Coe en casse-croûte y a pire ^^
Écrit par : C'era una volta | 08/10/2013
Écrit par : DoloresH | 09/10/2013
Je suis contente que tu ais planifié la lecture de LPAQT! :) Super. Mon dieu! j'espère que tu vas vraiment l'aimer cette histoire!
Écrit par : C'era una volta | 09/10/2013
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