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19/06/2017

Le Bâtard de Kosigan, T.1 L'ombre du pouvoir - Fabien Cerutti

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Cité comtale de Troyes, 1339, la comtesse Catherine de Champagne, princesse elfique de la maison d'Aëlenwil, a organisé en guise de clôture de la foire annuelle, un tournoi dont la récompense 2000 livres parisis a attiré des chevaliers de tout l'Occident.
Parmi eux, Pierre Cordwain de Kosigan, dit Le Bâtard, parce que rejeton illégitime d'une famille aristocratique bourguignonne. Banni par les siens, il est devenu capitaine d'une compagnie de mercenaires d'élite.
Sa présence en dérangeant plus d'un, il se pourrait que ce tournoi signe son arrêt de mort. D'autant plus que des enjeux autrement plus importants se jouent-là pour la Champagne et qu'il y a fort à parier que la présence à Troyes du mercenaire n'est pas innocente.

Pendant ce temps, en 1899, Michaël Konnigan, professeur d'archéologie médiévale, doit quitter précipitamment la Russie. Une affaire urgente en lien avec son hypothétique ancêtre médiéval, le chevalier de Kosigan, l'attend à Paris...


En bon professeur d'Histoire et scénariste de jeux de rôle, Fabien Cerutti a su mettre toutes ses compétences dans la rédaction de ce roman multi-genres.

Vous voulez un roman de chevalerie? Le Bâtard de Kosigan, saura vous satisfaire sur ce plan parce que chevaliers à foison il y a. Quoi de mieux qu'un tournoi pour rassembler de rudes et fiers guerriers, prêt à tout pour gagner. Et notre bâtard ne sera pas le dernier dans la mêlée, croyez-moi. C'est par ailleurs tellement bien décrit que l'on s'y croirait et qu'en bon supporter, on serre les fesses pour que ça passe pour lui. Si, si!

Vous voulez un roman d'espionnage et d'action? Qu'à cela ne tienne, Pierre Cordwain de Kosigan n'est pas un mercenaire à la petite semaine. Avec lui vous serez servi question duplicité, stratégies, bagarres et sauvetages in-extremis. Et en matière de double jeu, le lecteur ne sera pas au bout de ses surprises quant à savoir qui tire les ficelles.

Vous voulez un roman fantasy? Tout est là : elfes, changepeaux, orcs, esprits de la nature et autres races merveilleuses. Quand bien même pour certaines, il n'en est fait qu'allusion à travers la chasse qui leur est faite par l’Église, ils sont présents et ont leur importance dans cette histoire. De même que la magie et le surnaturel.

Enfin vous voulez un roman historique? Quoi de mieux que cette Champagne revisitée du XIV ème siècle pour laisser s'exprimer la rivalité franco-bourguignonne qui l'agite. Ah ils voudraient bien s'annexer la terre et la jeune Solenne, fille de la comtesse...
Inutile de dire que cette Histoire-là est plus que convaincante. Sans compter que Fabien Cerutti n'a pas hésité à y placer des figures importantes de l'époque. Je vous laisse découvrir par vous-même lesquels. :)

J'allais oublier de vous dire que nous avons aussi affaire à un roman épistolaire! Quasi en alternance avec le bâtard, notre second narrateur, Michaël Konnigan, se livre dans des courriers à son meilleur ami sur les recherches et trouvailles qu'il a faites concernant son ancêtre le chevalier de Kosigan. Bien qu'il m'ait fallu plus de temps pour adhérer à cette histoire, l'échange n'est pas sans apporter son lot de mystères et se révèle au final plus que digne d'intérêt.

Il y a donc dans ce roman une palette d'ingrédients propres à satisfaire une large majorité de lecteurs. J'ai vraiment aimé ce mélange des genres, cette générosité, et, si vous y adjoignez un personnage tel que le Bâtard de Kosigan, c'est on peut dire le jackpot. Charismatique, charmeur, il est difficile de lui résister. Et je ne l'ai pas fait ^^
Il a beau avoir un côté agaçant parce qu'un tantinet trop sûr de lui et roublard, il n'empêche que c'est un vrai plaisir de le suivre. Lui, et sa team de choc! Dommage d'ailleurs que l'on n'en sache pas bien plus à leur sujet (mais ça viendra peut-être dans la suite) car eux aussi m'ont séduite.
Certains ont vu en ce héros, un James Bond des temps anciens à qui rien ne résiste et qui se sort à tous les coups des pires situations. J'avoue qu'il y a de ça et, ma foi, si on accepte le principe, on n'y trouve rien à redire, on s'en amuse même plutôt.

Quoiqu'il en soit, tentez-le ce Bâtard de Kosigan, je vous promets que vous passerez un bon moment car, c'est avec talent que Fabien Cerutti a fort bien distribué les rôles et mis en place un scénario généreux ainsi que maîtrisé.

J'ai quant à moi hâte de découvrir la suite des aventures du Chevalier de Kosigan et de son descendant.

"Un tournoi, c'est un peu comme si la noblesse expiait, une fois de temps en temps, ses crimes et ses abus, en se donnant une bonne correction à elle-même."

"Le seul inconvénient notable des prières chrétiennes, c’est que leur efficacité semble toujours aléatoire, et qu’il faut, paraît-il, croire plus dur que le fer avant d’avoir une chance d’obtenir un résultat. Dieu est au cœur de chaque homme, apparemment. Mais, la plupart du temps, il demeure trop bien caché pour qu’on puisse le trouver."

"Aucun bâtard chez les Kosigan. Jamais. En tout cas, jusqu’à ce que mon père de décide de sauter à pieds joints dans la flaque de boue et de me reconnaître, moi, comme son héritier légitime. Malheureusement, une fois qu’il a été mort, il n’a pas fallu plus de deux à trois jours avant que ma famille ne me fasse très clairement comprendre que mes perspectives d’avenir se limitaient au cercueil ou à l’exil. Et comme j’ai toujours détesté les endroits confinés."

"Les monstres ne se trouvent que rarement là où on croit qu’ils sont. Et je suis bien placé pour savoir qu’il y en a un, très discret, qui sommeille au cœur de chaque être humain. Il attend son heure. Il guette les circonstances tragiques qui seront propices à son réveil. Puis il frappe. Certains d’entre nous ont la chance que ces circonstances ne se présentent jamais."

"L’effroi face à la douleur, et encore plus face à la mort, est profondément chevillé au cœur de chaque être vivant, viscéralement. Il s’agit, très certainement, du sentiment le plus puissant qui soit sur Terre, mis à part, peut-être, dans de très rare cas, l’amour. La peur de mourir, aux origines, a sans doute contribué pour partie à la naissance des dieux eux-mêmes et, d’expérience, je peux affirmer que chaque créature douée de raison est prête à tout plutôt que de devoir y faire face. Personne n’a envie de monter dans la barque et d’aller jeter un coup d’œil sur se qui se passe réellement de l’autre côté de l’éternité. Paradis ou Enfer ? Réincarnation ? Sensation de paix et d’apaisement ? Ou bien juste de la terre dans la bouche, des vers, et puis le néant et l’oubli ? Les rares personnes qui ont croisé la mort de près et qui en reviennent parlent de lumière et de ténèbres, de sentiment d’euphorie ou de liberté ou, au contraire, d’angoisse absolue. Mais le fait est que personne ne peut avoir la moindre certitude sur ce qui se passe après. Alors, face à ce doute ultime, ceux qui sont vivants partent toujours inconsciemment du principe qu’il et capital pour eux de tout faire pour le rester."

"Je vous déconseille de le dévorer, sire lion, les Bourguignons ont toujours un petit goût d’urine qui vous serait sans doute très désagréable."

Encore tous mes remerciements aux Éditions Folio :)

Commentaires

Je viens également de le lire et je te rejoins tout à fait !

Écrit par : Zina | 20/06/2017

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Bonjour et bienvenue Zina.
Je n'ai plus qu'à aller comparer nos avis sur ton blog alors :) (contente de lire que tu as apprécié aussi)

Écrit par : C'era una volta | 20/06/2017

Euh, mon antivirus bloque ta page de blog, impossible de l'ouvrir! :(

Écrit par : C'era una volta | 20/06/2017

Oh il me tente bien! Je le note *Anne*

Écrit par : Les Sorcières | 21/06/2017

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